
3e carnet
3 février 2007
J'ai quitté hier Bariloche (et l'Argentine!) après y avoir passé mes dernières heures à magasiner du chocolat et des petites surprises pour nos amis qui sont sur l'Alti-plano Bolivien à 4000 M d'Altitude...
Je passe finalement aux actes de traverser ce si long pays qui est le Chili du sud à sa limite nord avec le Pérou et la Bolivie, afin de me rendre en Bolivie demain voir Miriam, Chavin et les enfants.... une distance en avion (vu le temps qui me manque) d'environ 3500 Km longeant les Andes et parfois la côte du Pacifique puisque ce pays si long n'a à peine que 200Km de largeur, pris entre le Pacifique et la corfdillère... avec la cordillère des Andes marquant presque toute sa frontière avec l'Argentine et la Bolivie, est comme une espèce de colonne vertébrale... (ici aucun jeux de mots avec Pinochet qui a régné trop longtemps ce pays...), puis le reste demain en bus pour environ 6-7 heures, traverser cette région nord chilienne qui jadis appartenait aux Boliviens et qui leur donnait accès à l'océan Pacifique auquel les Chiliens ont conquis... et puis entrant dans ce pays pour un 200 Km afin de rejoindre à Curahuara de Carangas mes amis dont Miriam qui est coopérante depuis juillet dernier pour une période de deux ans avec le CECI sur un projet de santé communautaire qui a pour objectif de mieux prévenir la maortalité infantile... J'en saurai évidemment plus en passant ces 6-7 jours en leur compagnie.
Cette idée de me rendre en Bolivie aussi folle qu'elle peut paraître... ne m'a pas quitté la tête depuis cette bière samedi soir passé dans ce village de la Patagonie au sud de l'Argentine... Cette distance parcouru hier soir avec mon arrivée à Arica (à la frontière avec le Pérou) m'a encore fait remarqué comment ce continent est si vaste et cela n'enlève en rien à tous ces rêveurs tel le CHE ou Bolivar d'avoir tenter de réunir tout ce continent sous une même nation...
Quel souvenir! 7 ans après avoir foulé le sol de cette petite ville frontière et portuaire... nous avions fêté Josée et moi Noël en 1999 avant de se rendre dans la plus haute capitale du monde qui est La Paz en Bolivie fêter le tournant du millénaire... date que tous se souviendront alors que pliusieurs craignaient le fameux BOG... où étiez-vous le 31 décembre 1999?
J'ai atterri la nuit dernière à 3h du matin dans ce petit aéroport après la "run de lait" chilienne... il y a eu 4 escales pour traverser ce pays... je connais si peu de ce pays... c'est la 2e fois que j'y viens et je n'aurais connu que Arica à l'extrème nord... et bien sûr quelques aéroports... Mais pour moi, je sens une familiarité plus qu'avec l'Argentine... (il y a une grande différence malgré une frontière commune si vaste...) Peut-être cette familiarité me vient de tous ces amis et collègues d'origine chilienne, connus dans mes 12 ans à travailler dans le milieu de l'immigration, 3 directeurs d'organismes ont été mes patrons, une bonne dizaine de collègues étaient chiliens en plus de tous ces amis... un coloc chilien bref... Il peut être normal de se sentir un peu chez soi, ici...
Après une nuit très courte dans ce petit hôtel de l'avenue Général Velasquez où l'employée de nuit m'attendait désespéremment pour retourner dormir, j'ai sorti ce matin sur la rue pour commencer ma seule journée en pays chilien avant de prendre le bus pour l'altiplano bolivien ... j'ai sorti dans la rue... comme celà en me demandant qui était ce fâmeux général Velasquez... en demandant à quelques personnes dans la journée... j'ai eu aucune réponse valable... Comment on ne peut pas connaître nos héros qui ont marqué notre histoire et à qui on a donné le nom d'une rue en leur honneur... Puis je me suis mis à penser que peut-être dans 150 ans que mon arrière-arrière petit fils vivant dans le Mile-End et recevant un cousin français qui l'amène au YMCA ROBERT-BOURASSA au coin de ROBERT-BOURASSA et ST-Viateur... et le français demandant à mon arrière-arrière petit fils... qui était Robert Bourassa??? Je n'ai pas besoin de vous dire la suite de ma réflexion...

Ce transit en sol chilien aussi court qu'il peut parraître, doit être efficace... car j'ai beaucoup de devoirs en cette journée avant de quitter pour la Bolivie... Je me suis fait une petite liste de priorités que voici:
1- Appeler au consulat bolivien (il y en a un à Arica) pour vérifier si je n'ai pas besoin de VISA (...une lecture à l'auberge de jeunesse de Bariloche avant-hier dans un vieux Guide sur le Chili disait que les canadiens avaient besoins de VISA... alors que jusque là... j'étais sûr du contraire)
2- Aller au terminus pour s'informer des bus de demain pour la Bolivie ... et acheter le cas échéant un billet...Demander en prenant un billet pour La Paz si je peux descendre à un endroit le plus près possible de Curahuara de Carangas (qui ne se trouve pas tout à fait sur la route vers La Paz)...
3- sortir davantage de pesos chilien afin d'en changer en bolivianos (pour ne pas être mal pris demain)
4- Chercher des pilules contre le mal d'Altitude... Je sais que l'on servait du maté (thé) de coca avant d'arriver à la frontière qui est à plus de 4000M... mais je ne sais pas si cela se fait toujours...(cette montée de Arica sur le bord de la mer à la frontière bolivienne à 4000 M se fait en 3-4 heures... radical pour notre corp...)
5- Laver ou faire laver une partie de mes vètements ...
6- Répondre à la promesse faite à Diane Bachand amie qui travaille au CECI à qui j'ai demandé des infos cette semaine... elle qui connaît bien Arica, m'a demandé de prendre un Barros Luco bien graissseux (sandwich de steak, avec fromage et avoca entre deux pains chiliens) à sa santé...
7- Répondre à ma promesse de prendre un Céviche pour profiter un peu des trésors que peut nous donner la mer...
8- Mettre les deux pieds dans le Pacifique alors que c'était quelque chose de totalement innatendu il y a 5 jours à peine...
9- M'acheter de la crème solaire #15 (en faisant les bagages de retour de Rozana la semaine dernière, j'ai mis la #15 dans son sac et j'ai gardé la #30) pas fort si je veux me faire un p'tit tan lors de ces quelques heures de plage...
10- venir pour terminer ma longue journée dans un centre internet...Pour vous écrire!
J'ai été plutôt efficace, déjà à 14h, j'avais fait les trois quart de ma liste, si bien qu'il me restait à mettre les 2 pieds dans le Pacifique, manger un ceviche et vous écrire...

Pour ce qui est du terminus, bien que j'aime marcher lorsque j'arrive dans une nouvelle ville, le terminus se trouvant un peu à l'écart du centre et cette châleur déjà accablante à 10h30 du matin qui contraste mes dernières journées en Patagonie, je décide de prendre un taxi pour revenir vers le centre d'Arica. J'ai mon billet en poche pour le bus de 9h30 demain matin en partance pour La Paz, je devrai bien surveiller pour arrêter à mi chemin à un endroit propice pour prendre un mini-bus pour Curahuara de Carangas... Argent bolivien en poche, et pilule contre le mal de l'altitude dans mon sac, c'est avec un sourire que la fille du consulat m'a répondu que je n'avais pas besoin de visa pour les séjours de moins de 30 jours en Bolivie... Petite déception au moment du dîner, est le Barro Luco que je me suis enfilé... ma chère Diane rien à voir avec les savoureux Barros Lucos de mon quartier coin St-Urbain et Fairmount... il n'y avait même pas d'avoca dedans! plutôt sec non! Mais je dois t'avouer que de manger un Barro Lucos au milieu de la rue piétonne de 21 de Mayo d'Arica en plein ambiance du midi suffisait au délice... Le café au lait qui accompagnait était meilleur que tous ceux pris en Argentine... celui qui se rapprochait le plus à mon café au lait que Jay me prépare au Club social de la rue St-Viateur...
Voilà je m'en suis allé passer une bonne partie du reste de ma journée sur le sable face au Pacifique, regardant les vagues... ça donne de la perspective... surtout quand une charmante Khrisna qui vous a vendu des petites boules à la noix de coco avec de la farine intégré... vous regarde avec un sourire et vous invite à la méditation de 19h dans leur local du centre ville...
En m'en allant vers la plage, j'allais clopin clopant quand j'étais en train de dépasser sur le trottoir un vieux monsieur... j'ai ralenti mon pas en lui adressant la parole, sur le climat, les plages et les ceviche... après un brin de causette il me dit que c'est au marché en me nommant le restaurant "El Rey de los mariscos" qui font les meilleurs Ceviche et pas cher... il me met en garde contre ces grands restaurants de plages que nous passons à cet instant qui arnaquent les touristes... Alors écoutant cette petite voix je m'en suis allé mangé le meilleur Ceviche au ROI DES FRUITS DE MER... afin de remplir la 9e priorité de ma liste... et tantôt en pesant sur SEND après avoir fini ce message...j'aurai rempli ma 10e et dernière priorité de la journée et j'irai me coucher assez fier de ces derniers 24 heures en (on peut le dire) Amérique du sud!
Bonne fin de semaine et à la semaine prochaine !
Je vous embrasse!
Richard
PS: Là vous vous demandez si je suis allé méditer avec la jolie Khrisna ... Devinez pour voir!
3 février 2007
J'ai quitté hier Bariloche (et l'Argentine!) après y avoir passé mes dernières heures à magasiner du chocolat et des petites surprises pour nos amis qui sont sur l'Alti-plano Bolivien à 4000 M d'Altitude...
Je passe finalement aux actes de traverser ce si long pays qui est le Chili du sud à sa limite nord avec le Pérou et la Bolivie, afin de me rendre en Bolivie demain voir Miriam, Chavin et les enfants.... une distance en avion (vu le temps qui me manque) d'environ 3500 Km longeant les Andes et parfois la côte du Pacifique puisque ce pays si long n'a à peine que 200Km de largeur, pris entre le Pacifique et la corfdillère... avec la cordillère des Andes marquant presque toute sa frontière avec l'Argentine et la Bolivie, est comme une espèce de colonne vertébrale... (ici aucun jeux de mots avec Pinochet qui a régné trop longtemps ce pays...), puis le reste demain en bus pour environ 6-7 heures, traverser cette région nord chilienne qui jadis appartenait aux Boliviens et qui leur donnait accès à l'océan Pacifique auquel les Chiliens ont conquis... et puis entrant dans ce pays pour un 200 Km afin de rejoindre à Curahuara de Carangas mes amis dont Miriam qui est coopérante depuis juillet dernier pour une période de deux ans avec le CECI sur un projet de santé communautaire qui a pour objectif de mieux prévenir la maortalité infantile... J'en saurai évidemment plus en passant ces 6-7 jours en leur compagnie.
Cette idée de me rendre en Bolivie aussi folle qu'elle peut paraître... ne m'a pas quitté la tête depuis cette bière samedi soir passé dans ce village de la Patagonie au sud de l'Argentine... Cette distance parcouru hier soir avec mon arrivée à Arica (à la frontière avec le Pérou) m'a encore fait remarqué comment ce continent est si vaste et cela n'enlève en rien à tous ces rêveurs tel le CHE ou Bolivar d'avoir tenter de réunir tout ce continent sous une même nation...
Quel souvenir! 7 ans après avoir foulé le sol de cette petite ville frontière et portuaire... nous avions fêté Josée et moi Noël en 1999 avant de se rendre dans la plus haute capitale du monde qui est La Paz en Bolivie fêter le tournant du millénaire... date que tous se souviendront alors que pliusieurs craignaient le fameux BOG... où étiez-vous le 31 décembre 1999?
J'ai atterri la nuit dernière à 3h du matin dans ce petit aéroport après la "run de lait" chilienne... il y a eu 4 escales pour traverser ce pays... je connais si peu de ce pays... c'est la 2e fois que j'y viens et je n'aurais connu que Arica à l'extrème nord... et bien sûr quelques aéroports... Mais pour moi, je sens une familiarité plus qu'avec l'Argentine... (il y a une grande différence malgré une frontière commune si vaste...) Peut-être cette familiarité me vient de tous ces amis et collègues d'origine chilienne, connus dans mes 12 ans à travailler dans le milieu de l'immigration, 3 directeurs d'organismes ont été mes patrons, une bonne dizaine de collègues étaient chiliens en plus de tous ces amis... un coloc chilien bref... Il peut être normal de se sentir un peu chez soi, ici...
Après une nuit très courte dans ce petit hôtel de l'avenue Général Velasquez où l'employée de nuit m'attendait désespéremment pour retourner dormir, j'ai sorti ce matin sur la rue pour commencer ma seule journée en pays chilien avant de prendre le bus pour l'altiplano bolivien ... j'ai sorti dans la rue... comme celà en me demandant qui était ce fâmeux général Velasquez... en demandant à quelques personnes dans la journée... j'ai eu aucune réponse valable... Comment on ne peut pas connaître nos héros qui ont marqué notre histoire et à qui on a donné le nom d'une rue en leur honneur... Puis je me suis mis à penser que peut-être dans 150 ans que mon arrière-arrière petit fils vivant dans le Mile-End et recevant un cousin français qui l'amène au YMCA ROBERT-BOURASSA au coin de ROBERT-BOURASSA et ST-Viateur... et le français demandant à mon arrière-arrière petit fils... qui était Robert Bourassa??? Je n'ai pas besoin de vous dire la suite de ma réflexion...

Ce transit en sol chilien aussi court qu'il peut parraître, doit être efficace... car j'ai beaucoup de devoirs en cette journée avant de quitter pour la Bolivie... Je me suis fait une petite liste de priorités que voici:
1- Appeler au consulat bolivien (il y en a un à Arica) pour vérifier si je n'ai pas besoin de VISA (...une lecture à l'auberge de jeunesse de Bariloche avant-hier dans un vieux Guide sur le Chili disait que les canadiens avaient besoins de VISA... alors que jusque là... j'étais sûr du contraire)
2- Aller au terminus pour s'informer des bus de demain pour la Bolivie ... et acheter le cas échéant un billet...Demander en prenant un billet pour La Paz si je peux descendre à un endroit le plus près possible de Curahuara de Carangas (qui ne se trouve pas tout à fait sur la route vers La Paz)...
3- sortir davantage de pesos chilien afin d'en changer en bolivianos (pour ne pas être mal pris demain)
4- Chercher des pilules contre le mal d'Altitude... Je sais que l'on servait du maté (thé) de coca avant d'arriver à la frontière qui est à plus de 4000M... mais je ne sais pas si cela se fait toujours...(cette montée de Arica sur le bord de la mer à la frontière bolivienne à 4000 M se fait en 3-4 heures... radical pour notre corp...)
5- Laver ou faire laver une partie de mes vètements ...
6- Répondre à la promesse faite à Diane Bachand amie qui travaille au CECI à qui j'ai demandé des infos cette semaine... elle qui connaît bien Arica, m'a demandé de prendre un Barros Luco bien graissseux (sandwich de steak, avec fromage et avoca entre deux pains chiliens) à sa santé...
7- Répondre à ma promesse de prendre un Céviche pour profiter un peu des trésors que peut nous donner la mer...
8- Mettre les deux pieds dans le Pacifique alors que c'était quelque chose de totalement innatendu il y a 5 jours à peine...
9- M'acheter de la crème solaire #15 (en faisant les bagages de retour de Rozana la semaine dernière, j'ai mis la #15 dans son sac et j'ai gardé la #30) pas fort si je veux me faire un p'tit tan lors de ces quelques heures de plage...
10- venir pour terminer ma longue journée dans un centre internet...Pour vous écrire!
J'ai été plutôt efficace, déjà à 14h, j'avais fait les trois quart de ma liste, si bien qu'il me restait à mettre les 2 pieds dans le Pacifique, manger un ceviche et vous écrire...

Pour ce qui est du terminus, bien que j'aime marcher lorsque j'arrive dans une nouvelle ville, le terminus se trouvant un peu à l'écart du centre et cette châleur déjà accablante à 10h30 du matin qui contraste mes dernières journées en Patagonie, je décide de prendre un taxi pour revenir vers le centre d'Arica. J'ai mon billet en poche pour le bus de 9h30 demain matin en partance pour La Paz, je devrai bien surveiller pour arrêter à mi chemin à un endroit propice pour prendre un mini-bus pour Curahuara de Carangas... Argent bolivien en poche, et pilule contre le mal de l'altitude dans mon sac, c'est avec un sourire que la fille du consulat m'a répondu que je n'avais pas besoin de visa pour les séjours de moins de 30 jours en Bolivie... Petite déception au moment du dîner, est le Barro Luco que je me suis enfilé... ma chère Diane rien à voir avec les savoureux Barros Lucos de mon quartier coin St-Urbain et Fairmount... il n'y avait même pas d'avoca dedans! plutôt sec non! Mais je dois t'avouer que de manger un Barro Lucos au milieu de la rue piétonne de 21 de Mayo d'Arica en plein ambiance du midi suffisait au délice... Le café au lait qui accompagnait était meilleur que tous ceux pris en Argentine... celui qui se rapprochait le plus à mon café au lait que Jay me prépare au Club social de la rue St-Viateur...
Voilà je m'en suis allé passer une bonne partie du reste de ma journée sur le sable face au Pacifique, regardant les vagues... ça donne de la perspective... surtout quand une charmante Khrisna qui vous a vendu des petites boules à la noix de coco avec de la farine intégré... vous regarde avec un sourire et vous invite à la méditation de 19h dans leur local du centre ville...
En m'en allant vers la plage, j'allais clopin clopant quand j'étais en train de dépasser sur le trottoir un vieux monsieur... j'ai ralenti mon pas en lui adressant la parole, sur le climat, les plages et les ceviche... après un brin de causette il me dit que c'est au marché en me nommant le restaurant "El Rey de los mariscos" qui font les meilleurs Ceviche et pas cher... il me met en garde contre ces grands restaurants de plages que nous passons à cet instant qui arnaquent les touristes... Alors écoutant cette petite voix je m'en suis allé mangé le meilleur Ceviche au ROI DES FRUITS DE MER... afin de remplir la 9e priorité de ma liste... et tantôt en pesant sur SEND après avoir fini ce message...j'aurai rempli ma 10e et dernière priorité de la journée et j'irai me coucher assez fier de ces derniers 24 heures en (on peut le dire) Amérique du sud!
Bonne fin de semaine et à la semaine prochaine !
Je vous embrasse!
Richard
PS: Là vous vous demandez si je suis allé méditer avec la jolie Khrisna ... Devinez pour voir!

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