1er carnet en Argentine
15 janvier 2007

Après une dizaine de jours en Argentine avec Rozana, je me décide d’écrire un premier petit carnet afin de vous donner quelques unes de nos impressions de ce pays du bœuf, du vin, des Gauchos (cow-boy), des submarinos (chocolat chaud), du Che, d’Évita et de Malfalda…

Tout d’abord je dois vous dire que mes deux derniers mois de l’année (rénos, déménagement, et tout ce qui vient avec …) ne m’ont pas vraiment permis de préparer ce voyage comme on le ferait normalement… Alors je me suis retrouvé à faire mes bagages à la dernière minute et me voilà avec deux rasoirs, deux tubes de crème solaire, pas de chapeau, ni de costume de bain, des livres en trop… mais aussi des kilos. Mais le fait de voyager sans trop de préparation a sûrement aussi ses avantages, au niveau de la réduction des attentes par exemple. Le voyage a commencé un peu sur le pilote automatique dû à la fatigue, et comme dans tout bon voyage, peut-être que c’est le décrochage de notre quotidien qui sera l’attente numéro 1, s’il y en a une… mais je devrai la jumeler avec du repos pour bien entamer ce séjour avec ma petite Rozana.

Un voyage Montréal-Buenos Aires long de presque 20 heures, dû à un arrêt de 4-5 heures au pays de los yankees à Miami, nous a fait apprécier notre arrivée dans la capitale argentine au petit matin du 5 janvier. L’appartement, plutôt un studio du 11e étage d’un édifice du centre-ville, que nous avions loué pour nos premiers jours, nous attendait loin du chahut des rues achalandées d’une heure de pointe d’un vendredi matin de cette métropole d’Amérique du sud.

J’aurais bien commencé ce séjour par une petite sieste, mais ma tendre Rozana ne l’entendait pas ainsi… Je lui avait tant parlé de ces morceaux de chocolats que l’on plongent dans des verres de lait chaud qu’on appelle submarino (sous-marins) et que l’on sert dans les nombreux cafés argentins, la princesse n’en avait que pour son palais! Alors faisons un petit tour du carré et allons prendre notre premier submarino argentin !

Malgré que l’automobile semble régner davantage sur cette ville qu’à Montréal, les endroits d’arrêts, les parcs, l’architecture, les charmes de cette ville, dont ses cafés qu’on ne décompte plus, nous permettent d’apprécier la vie urbaine. Malgré la vie trépidante nocturne que Buenos Aires semble avoir, les enfants ont aussi leur place le jour avec beaucoup d’endroits qui leurs sont réservés. Nous avons fait l’expérience d’un des deux zoos de la ville, le musée des enfants qui est dans un centre d’achat (un peu trop commercial à mon goût, mais Rozana a aimé…), les parcs de la ville, etc…

Notre premier dimanche argentin nous l’avons passé près de notre quartier dans San Telmo, où l’on ferme l’avenue Defensa pour y installer sur plus d’un kilomètre des centaines de kiosques d’artisans, des spectacles de musique, de théâtre… c’est là que nous avons vu nos premiers danseurs de tango… on m’a même initié à un premier cours, Rozana a bien ri!

Nous avons retrouvé notre amie Dorotéa chez sa tante Cynthia au cœur de la ville. Que ça fait plaisir de rencontrer des argentins en Argentine… non, ce n’est pas tout à fait que je veux dire… mais en tout cas vous devez sûrement comprendre… Dorotéa ramènera Rozana à Montréal après deux semaines et demi de voyage alors que je continuerai seul ce périple jusqu’à la mi-février. Avec Dorotéa et Cynthia, j’ai été initié à mes premiers morceaux de bœufs argentins… ici c’est le maître des repas. Nous retrouvons des parrillas (resto où l’on vous sert des grillades et des pièces de viandes de toute sorte) à tous les coins de rue… S’il est vrai que les pets de vaches font plus de gaz à effets de serre que l’automobile, disons que le trou dans l’atmosphère au dessus du pôle nord est à l’industrie pétrolière nord américaine ce que le trou au dessus du Pôle sud est aux pets des vaches argentins…


Depuis 5 jours que nous avons quitté la capitale pour San Clemente del Tuyu, une petite ville de la côte qui se trouve à l’embouchure de la très grande Rio Plata et l’océan Atlantique…Ça fait du bien ! Ici encore nous n’avons pas eu trop de problème à trouver des activités familiales à faire, plage, parc récréo-touristique marin (El mundo marino, une espèce de walt disney du milieu marin) et même dans un centre de bain thermal ou nous avons passé toute une journée, Rozana a eu sa place avec de l’animation pour enfant et quelques uns des bains (piscines avec eau sulfureuse ou salée) destinés aux familles… Quelle journée!

L’aspect le plus remarquable de la société argentine est la consommation du maté et son omniprésence … partout à la plage, sur la rue, dans les endroits publics, on traîne avec soi le grand thermos d’eau chaude et son sac de maté (herbe argentine qu’on consomme en infusion), on rempli au trois quart avec les feuilles séchées, un récipient conçu pour cette boisson, on rajoute l’eau chaude et on boit avec une tige (des fois en métal). Quand c’est l’heure du maté autour de 4-5 heures de l’après-midi… toute l’Argentine semble s’arrêtée! Riches, pauvres, travailleurs, chômeurs, hommes, femmes, jeunes, vieux, autochtones et blancs… s’il y a quelque chose qui unit les argentins ce n’est ni Évita ou Malfalda mais bien cette boisson!

Nous retournons demain à la capitale, c’est la fête de Rozana, je tenterai de lui trouver un petit quelque chose de spécial pour souligner l’arrivée de ses 6 ans… Elle demeure toujours année après année une excellente voyageuse… Bonne fête Rozana!


On vous embrasse !

Richard et Rozana

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